Si l’activité peine à redémarrer après une année 2024 marquée par un net repli, certains métiers restent fortement recherchés en 2025. Porté par les besoins structurels en logement, en rénovation énergétique et en entretien du parc existant, le secteur a besoin de maçons, d’électriciens, de peintres en bâtiment, mais aussi de chefs de chantier. Découvrez le top 10 des métiers qui recrutent dans le BTP cette année.
Des besoins réels dans ces 10 métiers du BTP, malgré le recul de l’activité
D’après la note de conjoncture de la CAPEB au 1er trimestre 2025, l’activité de l’artisanat du bâtiment avait encore reculé de 5 % sur un an. Le segment de la construction neuve restait le plus impacté (-10 %), tandis que l’entretien-amélioration s’était montré plus résistant (-2 %).
En dépit de ces circonstances, le besoin en main-d’œuvre qualifiée reste important, en particulier dans certains corps de métier fortement sollicités.
Selon les données de France Travail, les 10 professions du BTP faisant l’objet du plus grand nombre de projets de recrutement en 2025 sont :
- Maçons qualifiés
- Plombiers-chauffagistes
- Ouvriers électriciens du bâtiment
- Couvreurs
- Menuisiers et ouvriers qualifiés en agencement
- Ouvriers de la construction en béton
- Poseurs de revêtements
- Ouvriers des travaux publics
- Chefs de chantier et conducteurs de travaux (non-cadres)
- Peintres en bâtiment
- Les compétences de terrain, où le professionnel est directement impliqué dans la réalisation des travaux, concentrent la majeure partie des besoins.
Certifications, compétences et savoir-faire attendus
Les entreprises du BTP valorisent les profils disposant de qualifications spécifiques, notamment celles qui permettent une prise de poste rapide sur les chantiers. Cela concerne particulièrement les postes liés à la logistique, à la sécurité ou aux interventions spécialisées.
Dans ce contexte, détenir un certificat comme le CACES 1 (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité) facilite l’accès à des postes en logistique de chantier ou en soutien aux équipes d’exécution.
L’habilitation électrique est une autre certification fréquemment demandée, indispensable pour les interventions à proximité de sources électriques. Elle concerne aussi bien les électriciens que les autres corps de métiers susceptibles d’intervenir dans un environnement sous tension.
Les capacités à lire un plan, à interpréter des consignes de sécurité et à utiliser des outils numériques pour suivre les consignes de chantier sont également valorisées à l’embauche.
BTP 2025 : un marché de l’emploi contrasté
Malgré le repli global de l’activité, l’emploi dans le BTP reste sous tension, notamment du fait d’une pyramide des âges vieillissante et d’une attractivité encore faible auprès des jeunes. En région, les besoins sont très variables : le Grand Est et la Bretagne enregistrent les reculs les plus marqués en volume d’activité (-7 % et -6,5 %), tandis que l’Occitanie ou la Nouvelle-Aquitaine montrent une meilleure résilience (-3,5 %) au 1er trimestre 2025.
Les entreprises de moins de 10 salariés, qui composent une grande partie du tissu artisanal, subissent un peu moins le ralentissement que les structures de taille moyenne. Pour autant, les difficultés de trésorerie, l’allongement des délais de paiement et la hausse des coûts continuent de freiner les recrutements.
La formation pour dynamiser l’embauche
Les dispositifs de formation (notamment financés via le CPF ou France Travail), les certifications et les aides à la reconversion professionnelle offrent aux TPE-PME un vivier de nouveaux talents immédiatement opérationnels.
Pour les entreprises artisanales, ces formations permettent de compenser l’absence d’expérience terrain par une montée en compétences ciblée. Des modules courts permettent ainsi d’acquérir les gestes professionnels, la maîtrise des équipements, les règles de sécurité et les fondamentaux des métiers visés.
La valorisation des parcours de formation courte est régulièrement soulignée par la CAPEB et France Travail comme un levier d’accès rapide à l’emploi dans le secteur. Ces dispositifs, parce qu’ils sont adaptés aux contraintes des petites structures et à la diversité des profils en reconversion, répondent directement aux besoins exprimés sur le terrain.
Le maintien des politiques publiques en matière de rénovation, notamment énergétique, fait partie des facteurs de relance du secteur. Une orientation claire des aides vers les chantiers liés à la transition énergétique, à la rénovation thermique ou à l’accessibilité pourrait renforcer encore cette dynamique.

